Interview de Florine de Leymarie

(ski alpin)

Cette semaine, je vous présente la skieuse Florine de Leymarie. Spécialiste du slalom, elle a notamment défendu les couleurs de la France aux Jeux Olympiques de Turin en 2006. Voici quelques questions pour mieux la connaître !

Florine, peux-tu tout d’abord nous présenter rapidement les différentes épreuves de ski alpin ?

« On retrouve les disciplines techniques, dont le géant et le slalom, qui se déroulent en deux manches. Le géant, c’est la base du ski : des virages de moyen rayon. Le slalom, c’est des virages cours, rapides, où l’on percute les piquets.

Pour la vitesse, il y a la descente, épreuve reine : de grandes courbes, beaucoup de vitesse et des sauts. Le super-G se situe entre la descente et le géant : de la vitesse, mais des courbes plus courtes qu’en descente. Il y a une seule manche pour ces disciplines.

Et pour finir, il y a le super-combiné : une descente et une manche de slalom. »

Parle-nous désormais de ta spécialité, le slalom. Comment se déroule une compétition ?

« Une compétition de slalom se déroule comme cela : tout d’abord, échauffement en libre, puis dans des tracés à côté de la piste de course. Ensuite, reconnaissance de la première manche pendant une demi-heure (pour moi c’est plutôt 10 minutes !). Attente au restaurant de l’horaire de départ (en général vers 10 heures), et un quart d’heure avant mon départ, je pars m’échauffer, je visualise ma manche, je m’étire etc… Après la manche, c’est retour au restaurant, et c’est reparti comme pour la première manche ! »

Pourquoi as-tu choisi le slalom ?

« Parce-que depuis que je suis jeune, c’est la discipline qui m’a posé le moins de problème. Et il faut dire qu’en grandissant sur les pistes de Pralognan, c’était vite vu, avec un beau stade de slalom! »

Revenons maintenant sur la saison qui vient de se finir : comment expliques-tu ces résultats décevants ?

« Il y a pas mal de facteurs en jeu. Je me plante sur les deux premiers slaloms de la saison, ce qui fait que derrière j’ai pas mal cogité… Ensuite, c’est une mauvaise spirale qui se met en place : pas de résultats, plus envie de skier, pas franchement soutenue par l’équipe… Quand tu es fort, tu as tout le monde autour de toi, mais quand tu te plantes, tu es tout seul. Tu as beau le savoir, ça fait toujours mal quand ça arrive! »

Quels sont tes projets et objectifs pour l’année prochaine ?

« J’ai déjà commencé mon petit bout de chemin en dehors de la fédération, et finalement ça fait un grand bol d’air frais ! Je pars quasiment deux mois en hémisphère sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande, pour m’entraîner et faire des courses. En rentrant, je dois faire quelques jours à Tignes avec la fédération, pour voir où j’en suis, et si tout se passe bien, je compte bien refaire mes débuts sur la première coupe du monde de la saison. »

Etre à la fois femme et sportive de haut-niveau, est ce facile ?

« Femme et sportive de haut niveau ?! Hum, pas facile de répondre à ça… Personnellement, je pense que j’arrive à concilier les deux : quand j’ai tout mon matériel de skieuse sur le dos, je suis une sportive, après à côté j’aime bien être bien habillée, prendre soin de moi. Ca change de la combinaison de ski ou du jogging toute la journée. »

Pour finir, quel est le meilleur souvenir de ta carrière à ce jour ?

« Ce n’est pas un meilleur souvenir que j’ai, mais pleins ! Finir quatrième avec le dossard 42 (plus le dossart est élévé, plus la piste est dégradée et plus il est difficile de faire une bonne performance, ndlr), à Aspen, en décembre 2004 , les JO de Turin… sans oublier les voyages etc… ! »

Merci beaucoup Florine pour ta gentillesse et ta disponibilité !

La carrière de Florine de Leymarie en quelques lignes :

Florine de Leymarie marque ses premiers points en Coupe du Monde durant la saison 2002/2003, et poursuit sa progression jusqu’à terminer notamment 18e du classement final de la Coupe du Monde de slalom en 2005 et 10e en 2007.

En trois ans, elle participe à trois compétitions majeures : les Jeux Olympiques de Turin en 2006, où elle atteint la 11e place, ainsi que les championnats du Monde de 2005 à Bormio, en Italie (15e place), et de 2007 à Äre, en Suède (22e place).

La saison 2008/2009 est plus difficile pour Florine qui n’est pas sélectionnée pour les mondiaux de Val d’Isère. Sa meilleure performance en Coupe du Monde reste aujourd’hui une 4e place obtenue en 2004 lors de l’étape d’Aspen, aux Etats-Unis.