Interview de Julie Pomagalski

(snowboard)

Julie Pomagalski a fait les beaux jours du snowboard féminin français dans les années 2000, remportant une médaille d’or et une d’argent aux Championnats du monde. Alors qu’elle a aujourd’hui mis un terme à sa carrière, elle revient dans cet entretien sur l’ensemble de sa carrière, marquée notamment par deux participations aux Jeux Olympiques.

Julie, durant ta carrière, tu étais très complète, pratiquant le slalom parallèle, le géant parallèle et le boardercross. Etait-ce une volonté de ta part d’être aussi polyvalente ? Travaillais-tu ces disciplines autant l’une que l’autre ?

« Oui, j’ai toujours voulu faire plusieurs disciplines. J’aimais tout, je pouvais faire des résultats en tout, et je n’ai pas voulu choisir. Par contre, je bossais plus en alpin (slalom parallèle et géant parallèle, ndlr) ! »

Tu as été au top très vite, en remportant la médaille d’or de boardercross aux Championnats du monde de 1999. Quelle influence a eu ce titre sur la suite de ta carrière ?

« C’est sûr que ça m’a encouragée ! C’était génial ! C’est un titre que j’ai et que je vais garder toute ma vie. Je ne pense pas que ça ait changé ma vie, mais j’en suis contente ! C’était une de mes premières Coupe du monde et j’ai confirmé derrière. »

Tu as participé à deux éditions des Jeux olympiques, à Salt Lake City et à Turin. Comment as-tu vécu ces deux éditions ?

« Les Jeux Olympiques, ce sont des rêves. Salt Lake était incroyable, mes premiers Jeux ! Tout m’a plu, sauf le résultat. Le village était super, l’ouverture magique. Mon père avait fait le voyage et c’est un très, très beau souvenir pour moi !

A Turin, j’étais une des favorites, ce n’était pas pareil. Au village, nous étions entre snowboardeurs, comme en Coupe du monde. L’ouverture était très bien. Par contre, les courses, c’était bof ! L’avantage, c’est que beaucoup de personnes avaient fait le déplacement ! C’était génial de les entendre en bas de la course ! »

Le fait de ne pas avoir pu remporter de médaille olympique, est-ce une frustration pour toi dans ta carrière ?

« C’est définitivement un regret. Une médaille aux JO, c’est tellement magique et grand ! Surtout dans des sports aussi intimistes que les nôtres ! »

Tu concourrais lors d’une période dorée pour l’équipe de France féminine de snowboard, avec notamment Isabelle Blanc, Karine Ruby et toi. Quels étaient tes rapports avec elles ?

« Karine est devenue une de mes meilleures amies. Avec elle, j’ai partagé bien plus que le snowboard ! Isabelle est restée un beau contact ! Je m’entendais très bien avec les deux. C’étaient de supers championnes et j’ai beaucoup appris en les regardant et en les observant. »

Quand as-tu décidé d’arrêter ta carrière et pourquoi ?

« J’ai voulu arrêter ma carrière après les JO de Turin, mais ensuite je me suis dit que je pouvais refaire une saison pour dire au revoir. En plus, j’ai fini mes études en juin 2007 et le snow en mars 2007. C’est une page qui se tournait ! »

Depuis, que deviens-tu ? Comment se passe ta reconversion ?

« Je m’occupe de la presse et de la communication de la station de Méribel. Ma reconversion est réussie, je n’ai pas de regret, que des bons souvenirs. C’est une très belle école ! »

Merci beaucoup Julie pour ta gentillesse et bravo pour ta carrière !

La carrière de Julie Pomagalski en quelques lignes :

Julie Pomagalski devient Championne du monde de boardercross en janvier 1999, alors qu’elle n’a que 18 ans. Elle participe à ses premiers Jeux Olympiques en 2002, à Salt Lake City, et termine à la 6e place du géant parallèle.

En janvier 2003, elle obtient la médaille d’argent du géant parallèle des Championnats du monde, et une année plus tard, elle remporte le classement général de la Coupe du monde.

Lors des JO de Turin, en 2006, elle termine de nouveau 6e du géant parallèle, et prend la 23e place du boardercross. C’est à la fin de la saison 2007 que Julie Pomagalski arrête sa carrière, forte de 8 victoires en Coupe du monde. Désormais, elle s’occupe de la presse et de la communication de la station de Méribel.